Gouvernance environnementale : Scinthia Michelle Nyangou Adon met en lumière l’expertise des femmes
Scinthia Michelle Nyangou Adon à gauche Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Leadership, compétences techniques et responsabilités professionnelles : lors d’une table ronde organisée le 30 octobre à Libreville, une cadre du ministère de l’Environnement a mis en avant la contribution des femmes à la mise en œuvre des politiques environnementales au Gabon.
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Gouvernance environnementale : Scinthia Michelle Nyangou Adon met en lumière l’expertise des femmes
Les femmes occupent une place importante dans la préservation de l’environnement et l’application des politiques environnementales au Gabon. C’est le message défendu par Scinthia Michelle Nyangou Adon, cadre au ministère de l’Environnement, lors d’une table ronde consacrée au thème « Femmes au cœur de la gouvernance environnementale ».
Intervenant au premier panel, intitulé « Femmes au cœur de l’action environnementale : leadership, expertise et solutions », elle a mis en lumière les compétences techniques et le savoir-faire des professionnelles qui contribuent quotidiennement aux missions de l’administration environnementale.
Des compétences féminines au service de l’environnement
L’évaluation des projets, l’inspection des installations et la vérification de leur conformité aux exigences environnementales nécessitent des compétences diversifiées. Autant de domaines dans lesquels les femmes apportent leur expertise au sein du ministère.
« Au ministère de l’Environnement, on prend tous les profils pour pouvoir avoir une substance qui nous permette de pouvoir inspecter, évaluer et décider sur la mise en conformité des projets », a expliqué la panéliste.
À travers cette intervention, elle a souligné l’importance de la complémentarité des profils dans l’examen des projets et la prise de décisions relatives à leur conformité environnementale.
Son témoignage met également en évidence la technicité des missions exercées par les professionnelles du secteur, dont le travail contribue à l’encadrement des activités susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement.
Des femmes présentes à différents niveaux de responsabilité
Une image de la table ronde
Au-delà de leur expertise technique, les femmes occupent plusieurs fonctions au sein de l’administration environnementale. Cheffes de service, directrices, chargées d’études ou responsables d’unités spécialisées, elles participent à la mise en œuvre des missions du ministère.
La panéliste a notamment évoqué les responsabilités exercées dans les services de communication, l’amélioration du cadre de vie et l’accompagnement des projets. Elle a également cité les fonctions liées à la brigade environnementale, notamment à Port-Gentil.
Elle-même cheffe de bureau environnement dans le secteur industriel à la Zone d’investissement spéciale (ZIS) de Nkok, elle incarne cette présence féminine dans des domaines techniques où les enjeux de conformité environnementale sont particulièrement importants.
« Nous avons beaucoup de femmes qui occupent des postes au ministère de l’Environnement », a-t-elle affirmé, mettant ainsi en avant la diversité des parcours et des responsabilités féminines dans ce secteur.
Cette présence témoigne de la contribution des femmes au fonctionnement de l’administration environnementale, mais aussi de leur implication dans le suivi des activités industrielles et la mise en œuvre des exigences environnementales.
Renforcer le leadership féminin dans la gouvernance environnementale
La reconnaissance des compétences ne constitue toutefois qu’un aspect de la question. La visibilité des professionnelles, la valorisation de leurs parcours et leur participation aux instances de décision représentent également des enjeux importants pour renforcer le leadership féminin.
Les échanges de cette table ronde ont ainsi permis d’aborder les défis rencontrés par les femmes dans leur parcours professionnel, les expériences porteuses de résultats et les solutions susceptibles de favoriser leur progression dans le secteur environnemental.
Au-delà des témoignages, cette rencontre a mis en évidence la nécessité de reconnaître pleinement la contribution des femmes aux politiques environnementales, aussi bien dans les fonctions techniques que dans les postes de responsabilité.
Valoriser l’expertise féminine, reconnaître les compétences et favoriser l’accès aux responsabilités : autant de leviers pour une gouvernance environnementale plus inclusive au Gabon.