Le siège du CNOG à Angondjé, au Nord de Libreville Credit:© 2026 D.R./Le Radar
La transition à la tête du Comité national olympique gabonais (CNOG) a viré au blocage total le 7 mai dernier à Angondjé. La cérémonie officielle de passation de charges n’a finalement pas eu lieu, en raison de l’absence du président sortant Crésant Pambo, en poste depuis 2022.
Lire aussi
Plus surprenant encore, ce dernier aurait quitté les lieux avec son entourage, laissant le siège du CNOG vide au moment de l’arrivée du nouveau bureau exécutif dirigé par le général Sylvain Florient Pangou Mbembo.
Sur place, le constat est sans appel : locaux fermés, absence totale des anciens responsables et aucun document administratif disponible. Une situation qui a contraint la nouvelle équipe à faire appel à un huissier de justice afin de dresser un procès-verbal.
Avec mandat légal, l’accès aux bureaux a été forcé. À l’intérieur, nouvelle découverte : des locaux entièrement vidés, ne laissant pratiquement aucune trace de la gestion sortante.
Le secrétaire général nouvellement désigné, Anaclet Mathieu Taty, également président de la Fédération gabonaise d’athlétisme, a dénoncé une situation qu’il juge “inacceptable”, évoquant la disparition de documents et de matériel essentiels au fonctionnement de l’institution.
Battu lors de l’élection du 2 mai sur le score de 10 voix contre 7, Crésant Pambo est soupçonné par la nouvelle équipe d’avoir orchestré un départ contesté, perçu comme une tentative de blocage de la transition.
Malgré ce contexte tendu, le nouveau président du CNOG, le général Sylvain Florient Pangou Mbembo , fort de son expérience dans les sphères militaires et sportives entend rapidement remettre l’institution en ordre de marche.
L’objectif affiché reste clair : restaurer la stabilité du CNOG et relancer la dynamique du mouvement sportif national.
Ismaël Yatoumba