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Mekambo : les défenseurs de l’environnement mobilisés face aux menaces sur les forêts du Bassin du Congo


Mekambo : les défenseurs de l’environnement mobilisés face aux menaces sur les forêts du Bassin du Congo

La conférence de L’ACOSAH à Mékambo, le vendredi 27 juin 2026 ( AGP) Credit:© 2026 D.R./Le Radar

La criminalité environnementale continue de représenter une menace majeure pour les écosystèmes africains.

Le trafic d’ivoire, l’exploitation illégale du bois, les activités minières clandestines et le braconnage commercial occasionneraient des pertes estimées à 17 milliards de dollars, soit près de 10 000 milliards de FCFA par an sur le continent, selon Benjamin Evine Binet, coordonnateur du projet « Réseau des défenseurs environnementaux luttant contre la criminalité environnementale transnationale dans les forêts du Bassin du Congo »

Face à ces enjeux, l’Association des communicateurs ogivins pour la santé et l’action humanitaire (ACOSAH) a organisé, le 27 juin dernier à Mekambo, chef-lieu du département de la Zadié, dans le nord-est du Gabon, une conférence-débat consacrée au renforcement de la résilience des communautés locales et à la lutte contre la criminalité environnementale. A rapporté l’AGP.

La rencontre, qui a réuni les autorités locales, les représentants des communautés des villages Zoula, Imbong, Ekata et Étséla-Endounga ainsi que le préfet du département de la Zadié, visait à sensibiliser les populations sur leur rôle dans la protection des ressources naturelles.

Présidant les travaux, Claude Séverin Mailat Moutsinga a souligné l’importance d’une mobilisation collective face à ce phénomène.

« La criminalité transfrontalière est un phénomène qui concerne tout le monde, à différentes échelles et en divers endroits » , a-t-il déclaré, appelant les participants à davantage préserver l’environnement.

Photo de famille ( AGP)

De son côté, Benjamin Evine Binet a mis en avant les conséquences de ces pratiques illégales sur les communautés et les États. « Ces activités illicites fragilisent les équilibres écologiques, privent les États de ressources fiscales et marginalisent davantage les communautés rurales » , a-t-il indiqué.

À travers cette conférence, l’ACOSAH entend renforcer l’implication des acteurs locaux dans la préservation de la biodiversité et dans la lutte contre les réseaux de criminalité environnementale qui menacent les forêts du Bassin du Congo.

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