Gabon / Politique : La CNR alerte sur les dérives du régime et critique l’intervention du FMI
Pr. Vincent MOULENGUI BOUKOSSOU, lisant la déclaration de la CNR et les PPA le 4 avril à Libreville Credit:© 2026 D.R./Le Radar
La Coalition pour la Nouvelle République (CNR), aux côtés des partis REAGIR et Ensemble pour le Gabon, dénonce un « acharnement » du pouvoir à son encontre, au lendemain de sa conférence de presse tenue le 7 mars à la Chambre de commerce de Libreville.
Une riposte aux critiques du pouvoir
Dans une déclaration publiée le 4 avril sur sa page Facebook, la CNR estime que les attaques dont elle fait l’objet traduisent la justesse de son combat.
« Les tirs groupés contre nous montrent que nous défendons une cause juste, aux côtés du peuple gabonais meurtri dans sa chair et dans son âme » , affirme la coalition.
Les partis alliés s’interrogent sur cette vague de critiques, rappelant qu’ils ont uniquement cherché à alerter l’opinion nationale et internationale sur la situation politique, économique et sociale du pays.
Des secteurs essentiels fragilisés
La coalition pointe du doigt de graves insuffisances dans plusieurs secteurs clés, notamment la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi.
Selon elle, la multiplication des mouvements sociaux illustre des difficultés économiques persistantes, en contradiction avec l’image de stabilité et de prospérité affichée par les autorités.
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Le FMI dans le viseur
La CNR met également en garde contre un éventuel recours au Fonds monétaire international (FMI). Elle rappelle les effets des précédentes interventions de l’institution en 1986 et 2007, marquées, selon elle, par des privatisations, une hausse du chômage, une baisse des salaires, le gel des recrutements dans la fonction publique et une réduction des budgets sociaux.
« Une économie en bonne santé n’a pas besoin des solutions du FMI » , soutient la coalition, qui redoute des conséquences sociales similaires en cas de nouvelle intervention.
Une opposition sous pression
Évoquant la rencontre du 20 mars entre le président de la République et les partis politiques, la CNR accuse le pouvoir de vouloir « décrédibiliser et liquider » l’opposition, qu’elle présente comme une alternative crédible pour le redressement du pays.
Polémique autour du code de la nationalité
Par ailleurs, la coalition rejette l’ordonnance n°0004/PR/26 du 26 février 2026 relative au code de la nationalité. Elle dénonce une adoption précipitée du texte, sans urgence manifeste, et exige son retrait, ainsi que l’organisation d’un débat national sur cette question jugée majeure.
